La loi des prodiges

de François de Brauer

«Un seul en scène extraordinaire» «François de Brauer au sommet de son art» «Une interprétation fine et percutante»

La pièce débute par un heureux événement : la naissance de Rémi Goutard. Ce dernier, fils d’un artiste raté, connaît une ascension fulgurante en politique. Hostile à l’art en tous genres, il décide de mener une guerre contre les artistes.

«Un seul en scène extraordinaire» «François de Brauer au sommet de son art» «Une interprétation fine et percutante»

La pièce débute par un heureux événement : la naissance de Rémi Goutard. Ce dernier, fils d’un artiste raté, connaît une ascension fulgurante en politique. Marginal, brillant, Rémi Goutard devient député. Hostile à l’art en tous genres, il décide de mener une guerre contre les artistes. Il propose ainsi une réforme imposant la disparition pure et simple de l’art dans notre société moderne.

François de Brauer, auteur, mime et comédien, interprète avec aisance une multitude de personnages. Son geste est juste, sa précision exemplaire et ses intonations multiples. Muni d’une simple chaise sur un plateau nu, sa prouesse est de nous faire voyager à travers le temps dans des univers différents.

L’auteur critique ouvertement l’art contemporain. Il se moque éperdument des hommes politiques, des artistes, des manifestants et de la jeunesse en dérive. Tout le monde en prend pour son grade. L’humour est cynique, habile, brillant, efficace. Rien n’est dans la demi-mesure.

La pièce questionne avec habilité l’utilité de l’art dans nos sociétés. L’art n’est-il pas un moyen d’expression, de liberté et de créativité ? Se résume-t-il seulement à une fonction esthétique ?

Enfin, la comédie va plus loin. Elle propose un parallélisme absurde avec un régime totalitaire détruisant toute forme de créativité et orchestrant la suppression totale des artistes ; ces derniers qualifiés de « marginaux » résistants.

« La loi des prodiges » est une comédie fine. Elle soulève un débat d’actualité avec l’émergence de l’art contemporain dans une société en quête de sens, et nous interroge plus généralement sur le rôle de la créativité dans un monde moderne obnubilé par la productivité concrète. Et pourtant, «L’art est la seule chose qui résiste à la mort… » André Malraux.

Informations

Du 10 janvier 2020 au 2 février 2020

La Scala

13 boulevard de Strasbourg 75010 Paris

François de Brauer